Kingdom Hearts Last Memories



 
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 Destinée ? Qui sait. [Libre]

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Zehel
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MessageSujet: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mar 3 Nov - 2:46

Pas silencieux dans la nuit froide et éternelle d'Illusiopolis. La journée était réellement d'un calme surprenant. Calme d'ailleurs apprécié à sa juste valeur par le Simili qui marchait lentement, venant de quitter le passage reliant la Citadelle au Précipice du Désespoir. Découvrant pour la première fois les lieux, son regard de sang glissant lentement sur le paysage qui lui était offert, embrassant le décore aux tons grisés. Zone inférieur de la Citadelle d'où on pouvait distinguer le ciel sombre de la cité, la Citadelle était un lieu bien étrange. Pas de présence alentour. Du moins, pas qu’il n’eut remarqué sur le coup, observant plus les alentours qu’il ne cherchait à déterminer la présence d’une personne dans la zone où il se trouvait. Chaque chose en son temps. Et du temps, il en avait justement.
Laissant les souvenirs revenus hanter son esprit s’envoler dans la nuit sombre régnant sur les lieux, il se demandait presque comment il pouvait se trouver dans un endroit aussi prêt de la Tour du Souvenir, alors que tout était différent. On sentait vraiment une réelle démarcation entre le domaine des Sans Cœurs et celui des Similis, se trouvant respectivement en bas, dans la ville pour les créatures ténébreuse, et au dessus, dans la Citadelle pour les êtres en provenance du néant. Réalité ou coïncidence ? Il était vrai qu’on ne sentait pas la présence des Sans Cœurs ici, outre quelques vagues reste d’Ombre sans doute imprudentes, alors que les Similis ne s’aventuraient que très rarement en bas, dans la ville. Après tout, les deux espèces n’étaient peut-être pas aussi compatibles que ce qu’on imaginait, sourit intérieurement le Simili.

Après avoir traversés quelques lieux, le Simili conclu rapidement sur une cité recluse, de technologie assez développée, comme il avait pu le constater sur la plate forme montante. Les divers lieux permettant bien souvent une vue sur le Kindgom Hearts, cela n’avait pas grand-chose de surprenant, au vu de l’importance que l’ancienne Organisation lui portait. D’ailleurs, les nouveaux membres avaient-ils un but semblable ? Ou avaient-ils renoncés à l’idée d’avoir un cœur, en voyant que ceux s’y étant risqué une fois n’avait pu mener leur plan à bien ? Se renseigner un peu serait surement d’une grande aide, soupira le jeune homme. Même s’il n’accordait à l’objectif du groupe lors de son adhésion. Peut-être un simple objectif qui rejoindrais les siens, directement ou pas… Ou alors un but dont il n’aurait que faire, qu’il se contenterait de rendre plus accessible aux autres par sa présence et sa puissance, tout en profitant des diverses occasions offertes pour mener à bien ses propres idées, ou se procurer de la puissance. Enfin. Il découvrait tout ceci lorsqu’il aurait trouvé un des membres de cette fameuse nouvelle Organisation… S’il en trouvait d’ailleurs un.

Débouchant finalement sur une nouvelle salle, le Simili s’arrêta un instant, observant les lieux, tête légèrement penchée sur le côté. S’avançant, il laissa son regard pourpre découvrir la pièce, où des restes de structures étaient présentes ci et là. Marchant à pas lent entre elles, il contempla longuement ce qui ressemblait à des ruines. Dégageant une pierre d’un mouvement du pied, il découvrit alors quelques mots écrits au pied du reste de la structure à laquelle il faisait face. Remarquant ensuite qu’en effet, chacune de ses choses étaient accompagnées de quelques mots, il prit alors le temps de détailler ce qui lui faisait face. Au vu des différents restes, on aurait dit… Des portes. Cependant loin de pouvoir confirmer ses dires, il se contenta de se baisser, laissant ses prunelles de sang analyser les mots gravés.

- Rafale de flamme dansante…

Se redressant, il sortit de la petite allée de structures où il s’était glissé, passant à une autre pour, de nouveau, se pencher vers les quelques mots inscrits au pied de cette ‘porte’ en ruine. La Nymphe furieuse, lut le Simili. L’ancienne Organisation XIII ? Les surnoms semblaient associer à des affinités. Mais encore une fois, toute l’histoire de la Citadelle lui était inconnue, et était à éclaircir… Se redressant, embrassa du regard la totalité des structures présentes, soupirant longuement. Il avait eu le temps de percevoir une légère présence, sans s’attarder dessus. Nature ? Position ? Il n’en savait rien, mais les ruines l’entourant lui soufflait qu’il n’allait pas tarder à l’apprendre…
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Himawari
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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 4 Nov - 13:17

Tant de temps perdu à ne plus savoir quoi en faire… J’errais depuis quelques temps dans les couloirs de la citadelle, indécise sur mon choix de monde à explorer, j’avais besoin de bouger, mais je ne savais-où. Et cela m’inspirait une copie de sentiment de frustration…
Je traversais les couloirs blancs à l’architecture si particulière, de fins fils blancs se perdant dans les murs… Traversant en coup de vent la zone grise, mais me stoppant à peine arrivée au milieu de la pièce. Se dressant fièrement devant moi, lumineux et imposant, pour moi, une illusion du Kingdom Hearts, une simple étape dans notre conquête car évidemment, si je l’avais à disposition il ne me servait à rien… Car j’en espérais plus, bien plus. Je l’observais encore un moment, comme détachée de tout à part de lui, attiré par sa clarté mais en même temps repoussée car aveuglée.
De légers bruits me sortirent de mon état comateux, à peines perceptibles, discrets et gracieux, comme si chaque pas étaient maîtrisé, comme si chaque endroit avaient été prédéfinis avant de poser un pied… Je souris, cela ne m’appartenais pas, je ne reconnaissais en cette démarche agile et féline aucuns de mes subordonnés. Curieuse ? Peu probable, mais intéressée sûrement, je décidais de suivre le silence là où il m’emmènerait… Je sortais passant par l’autel du néant, admirant la vue, qui surplombait toute la ville sombre, noire, éteinte. Je soupirais, las de ce décor, las d’être vide, et las de mon existence sans but, ou du moins but qui n’aboutissait pas, cela me fatiguait, j’étais seule, et personne ici n’était capable d’être assez intéressant pour avoir une conversation, ils étaient trop loin de moi pour pouvoir me comprendre, j’avais besoin de quelqu’un de sensé avec qui refaire le monde, changer tous ces stupides humains à l’état de néant, afin d’inverser les rôles.. Ce n’était pas des sentiments je le savais bien, ce n’était qu’un relent amer et sans cesse renouvelé en moi d’un sentiment factice de jalousie. J’étais, impossible bien sur, jalouse des autres, lumières ou ténèbres, ils étaient réellement quelque chose, mais ce n’était pas cela qui me faisait envie chez eux, c’était leur statut, nous étions des rejets de cette société, réduits à ce reclure dans le plus sombre des mondes…
Je ne pensais pas être effrayante, et j’aimais assez flatter mon ego, j’avais beaucoup de choses pour moi, j’étais loin d’être hideuse, j’étais intelligente et bonne stratège, et tous ici l’étaient, mais pas assez, car nous n’étions qu’une copie trouée. Un calque avec un manque, une place de vide. Je soupirais de nouveau, qu’attendais-je ? Que quelqu’un vienne et me remette définitivement sur les rails de la droiture, me dire d’arrêter un combat ne menant à rien, de m’effacer et de vivre ma petite vie parmi les autres en cachant ce que j’étais réellement, possible, mais je n’en voulais pas, car cette dernière serait encore plus morne et futile, sans intérêt…
J’arrivais devant la porte de la salle des tombeaux, Preuve d’existence. Comme quoi je n’étais la seule à n’être rien qu’un ombre et çà vouloir devenir quelqu’un… Cette salle était une ruine, et un témoignage de l’existence de la première Organisation, pionnière du nom. Ils étaient tous là, le devin lunaire, l’assassin sublime, et la clef du destin…
J’entrais discrètement, devenant une simple présence furtive parmi ces pierres dépourvues de sens aujourd’hui, et j’observais. J’en arrivais à la conclusion que me instinct, chose réelle chez moi, ne m’avait pas trompé. Il s’agissait d’un étranger, semblable aux autres en apparence mais il ne possédait pas de cœur, je n’entendais rien battre, et rien émaner de cet homme, il était comme nous, simili. Ce dernier balança négligemment un caillou d’un coup de pied, détailla les stèles et au bout d’un court laps de temps soupira longuement, puis chercha quelque chose du regard, hâtivement. Je savais que j’étais repérée… Je grognais silencieusement, puis me glissait par derrière, rapidement, légèrement, et surtout dans le plus grand calme, j’avais placé ma capuche sur mon crâne. Je m’assis nonchalamment sur une des portes gravées, la nymphe furieuse, originale… J’émettais un soupir, puis prenais la parole…

« L’ancienne Organisation à construit cette pièce pour honorer ses membres perdus au combat il semblerait, sincèrement, depuis que je suis ici, je n’ai jamais cherché à connaître la véritable raison de l’existence de cette pièce, mais tout réside dans ce mot… Je suppose que vous n’êtes pas ici pour rien, sinon vous admettrez avoir perdu votre temps… Après tout je ne suis rien, mais je suis là, profitons-on donc. »

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Zehel
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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 4 Nov - 14:37

Regard sanguin posé sur l’être encapuchonné une fois la brève explication terminée, le Simili ne prit pourtant pas la peine de répondre immédiatement. Ce mystérieux personnage ayant décidé de se montrer face à lui l’avait mentionné, avec une exactitude parfaite. Ils n’étaient rien. Pas seulement cette sombre silhouette, non. L’un comme l’autre, leur existence n’était que le pâle reflet d’une vie humaine disparue, un lointain souvenir amer, ne laissant qu’un goût de cendre sur les lèvres de celui qui se voit réduit à cette sois disant vie. Et c’est justement le fait qu’ils ne soient que deux coquilles vides se faisant face qui ne poussait pas le Simili à répondre immédiatement. Ils n’étaient rien, alors devaient-ils se soucier du temps, ou éprouver une quelconque impatience ? Non, tous ces sentiments n’appartenaient plus à leur monde désormais.
Le Séraphin planta son regard dans la silhouette masquée par une simple capuche. Originale, railla-t-il sans pourtant faire la remarque ouvertement. Peur ? Non. Juste que cette remarque était sans intérêt pour des êtres comme eux. Perles pourpres ou triste larmes de sang, toujours est-il que se regard prit le temps de distinguer cette personne qui se présentait à lui, cherchant à en savoir plus sur ce sombre interlocuteur. Bien qu’il n’en ressente pas vraiment le besoin, il était là pour ça. Et il avait un avantage sur les humains, et autres êtres possédant un cœur. L’absence de ce qui pouvait être un atout comme une faiblesse, l’absence de sentiments faisait qu’il n’éprouvait pas le moindre gène à observer ainsi cette personne, sans même avoir prit la peine de lui répondre. Un fin sourire, bien que dépourvu de sens. Cette silhouette dégageait une impression qu’il appréciait. Une certaine noblesse, mais… Sans parler d’une chose liée parfois à une simple arrogance humaine vis-à-vis de ses semblables, cette personne dégageait quelque chose. Cette impression indescriptible, est pourtant bel et bien présente. Et ce simple ressenti, bien qu’il ne ressente rien, – oxymore parmi tant d’autre chez les similis – avait suffit à lui faire comprendre qu’il n’était pas face à n’importe qui, loin de là. Membre important ? Sans doute. Premier ou pas, il n’en avait que faire, et ne pouvait pas le déterminer. Il savait juste que cette personne n’était pas n’importe qui, et contrairement à un humain, n’éprouvait pas le besoin d’en savoir plus sur l’identité précise de ce sombre personnage.

- Vous parlez du temps comme si nous, êtres sans existences, étions prit dans son court. Le néant peut-il être affecté par le temps ? Non, puisqu’il n’existe pas. Que nous arrivions là où nos désirs inexistant nous porte dans un ou dix ans, quelle importance ? Éprouvons-nous réellement une quelconque impatience ? Non. Nous n’éprouvons rien… Et, comble de tout, c’est juste car nous n’éprouvons rien, que le désir de posséder un cœur nait en nous. Bien que l’idée de plonger dans le néant ceux qui nous méprise pour une existence que nous n’avons choisie me titille d’avantage que celle d’obtenir un cœur.

Une réponse correspondant belle et bien au Simili. Pourtant, le fait qu’il daigne parlé autant sans avoir au préalable jaugée son interlocuteur prouvait bien qu’il se montrait relativement franc, et honnête envers cette personne. Combien aurait-il pu tromper sans même s’y forcer ? Cela n’aurait été qu’un jeu d’enfant, ne ressentant rien. Cependant, il était prêt à mettre ses objectifs et idées au clair face à cette personne, l’idée que celle-ci ait une réelle importance dans ce groupe qu’il observait de loin ne faisant que grandir.
Détournant finalement son regard de la silhouette, il laissa son regard aux teintes sanglantes parcourir la pièce. Un mémorial… ? En effet, on pouvait retrouver cette idée. Mais dans ce cas, pourquoi ces édifices ressemblaient-ils plus à des portes qu’a des simples symboles funéraires ? Aucune importance, fini par conclure le Simili. Elle l’avait dit, tout ceci n’était qu’une des pièces bâties par l’ancienne Organisation. Or, les événements liés à ce groupe disparu n’avaient aucune espèce d’importance pour le jeune homme à la sombre silhouette. Si le temps ne devait pas affecter ce qui était néant, alors il n’avait aucune raison de se préoccuper d’un passé qui n’était pas sien.
Regard de nouveau tourné en direction de la silhouette encapuchonnée, Zehel finit par soupirer de manière inaudible. Le temps des présentations, semblait-il… Ou plutôt, de sa présentation. Il n’était pas encore convaincu que ce sombre inconnu daigne se présenter, ou pas pour la simple remarque faite jusqu’à maintenant. Puisqu’il était là, autant mettre les choses au clair, songea le Simili.

- Zehel, Simili associé aux Ténèbres, souffla-t-il sur une légère courbette, simple de vos loyaux valets ou égal au sein de l’Organisation selon vos désirs, bien que nous n’en éprouvions pas. Toujours est-il que l’idée de combattre à vos côtés ne m’est pour l'instant pas déplaisante... L'Organisation cherche-t-elle donc de nouveaux membres pour aggrandir ses rangs et la rendre plus puissante qu'elle ne l'est déjà ?

Se redressant avant de poser un regard froid et vide de toute forme d’émotion sur le membre de la nouvelle Organisation, le Simili n’esquissa pas le moindre mouvement. Ses intensions à présent claires, il attendait surtout une réaction, ou réponse de la silhouette face à lui. Finissant cependant par s’adosser au mur le plus proche, croisant les bras, son regard n’en quitta pas moins cette personne qui allait peut-être changer une bonne partie de son existence actuelle… Ou peut-être pas, là était justement la question.

- Mais avant d’entrer dans les détails, puis-je connaître vos buts précis ? Non pas que j’éprouve une quelconque curiosité ou que cela ait la moindre importance, toujours est-il que quelques informations ne me seraient pas de refus.
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Himawari
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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 4 Nov - 16:19

Le temps, le temps de quoi ? D’avoir besoin de prouver une existence sensé être inexistante ? Bien sur que nous n’avions aucune notion du temps, mais nous ne pouvions attendre éternellement non plus… L’idée d’anéantir le reste du monde lui faisait bien plus envie qu’un cœur, soit, au moins la tendance changeait.
L’inconnu se présenta, Zehel, dans un courbette des plus ironiques à mon goût mais faisait sûrement office d’acte de politesse pure et simple dans le cas présent. Rejoindre les rangs, afin de nous rendre, complets… Cela ne me dérangeais pas mais m’intriguais d’une certaine manière.
« Amusée » je laissais échappé un léger rire, puis, doucement j’enlevais ma capuche dévoilant mon visage à Zehel, ceci-étant la moindre des choses car il s’était présenté courtoisement. Je fixais mon interlocuteur de mes grand et vides yeux bleus, dénués de toute émotion. Je lui adressais un sourire mutin mais poli, sautait de mon siège de fortune et m’inclinais dans un légère révérence afin de lui rendre son salut.


« Je me nomme Himawari, simili… à servir…
Il y a néanmoins une chose à revoir, si vous intégrez nos rangs, vous risquez de devenir complet à cause du Kingdom Hearts, obtenir un cœur comme les humains, et se rabaisser à leur piètre niveau… Bien entendu, récupérer un cœur ne m’intéresse pas plus que ça à part me faire une place dans la société, mais je n’en aurais pas besoin, vu que ce n’est pas là mon but. En apparence l’Organisation veut juste devenir complète, mais je vise beaucoup plus haut pour elle… Si vous avez suivis jusqu’ici vous ne devriez avoir aucun mal à me comprendre et je n’en doute pas. »


En prononçant ses paroles mes pensées s’évadaient vers de cas connus, Axel, Roxas et Xion n’avaient-ils pas souffert de les disparitions des uns comme des autres ? Si je m’éloignais de tout, j’étais sûre de ne jamais reproduire le même schéma. La solitude des similis était peut être la pire, car nous ne pouvions même pas trouver de refuge en nous même, n’étant composés que de vide. Etait-ce triste ? Non mais effrayant, naître seule, vivre seule, mais surtout mourir seule était quelque chose qui se dressait devant moi comme une montagne infranchissable… Je n’avais aucune idée de ce qu’était la peur mais je supposais qu’elle devait se rapprocher de ça, ou peut être était-ce l’angoisse ? Tant de choses que je n’arrivais pas à définir, je secouais la tête pour me vider l’esprit puis ramener mes deux pieds sur le sol blanc, je regardais de nouveau Zehel.

« Et toi, que recherches-tu ici ?… »

Il me lança un regard plus que glacial auquel je répondit par un sourire mesquin. Je m’adossais à mon tour contre le mur, puis détourna le regard pour aller le poser sur une porte. Mes yeux étaient vides et j’étais repartie ailleurs, une Organisation sans but précis, ou compréhensible, voilà ce que j’avais créée, et j’étais dans l’impossibilité de décrire exactement mes intentions quand on me les demandaient. Je soupirais, j’errais définitivement dans un cercle infinis, sans départ et sans arriver, la mal de crâne commençait à me prendre, il fallait que je fasse diversion, pour m’échapper à moi-même et à mon trop pleins de pensées revenant toujours et encore inlassablement à chacun de mes moments d’absence…
Jusqu’ici tout se passait bien, je ne me sentais en danger en la présence de mon interlocuteur, il était froid et très peu expressif, je revenais à moi, reprenais mon attention et en profitais pour le détailler de la tête aux pieds, il semblait agile mais fort, ses yeux étaient deux perles de sang, étrange et inquiétantes. Je regardais le sol, les informations défilant à toute allure dans mon esprit, je relevais finalement la tête, l’air préoccupé, je regardais Zehel, suspicieuse.
Je prenais mon inspiration et souris pour moi-même.

« … En effet, vous risquez de trouver ici quelque chose vous convenant parfaitement, ou pas… Sachez qu’ici personne n’a les même convictions et les mêmes buts, aucune fraternité de groupe ne s’est installée, je n’aime pas les groupes soudés, ils sont trop faciles à démanteler, si quelqu’un à besoin de quelque chose, il va utiliser les autres, et apparemment cela leur convient très bien, ici, même en groupe on est toujours tout seul, dans le néant.
Il se peut qu’un jour, tout cela se retourne contre nous-même, mais il en sera ainsi après tout, mieux vaut ça que de la souffrance, même si nous sommes incapable de la ressentir… »

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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 4 Nov - 18:37

A servir… Un fin sourire se dessina imperceptiblement sur les lèvres du Simili à ces mots. L’impression dégagée par cette personne semblait proportionnelle à son rang. Iris sanglantes posées sur la silhouette qui avait daignée accorder une réponse à ma brève présentation, j’observais cette jeune femme à la peau pâle et aux yeux d’azurs. Chaque rose à ses piquants, sourit-il intérieurement sans pour autant négliger la taille de ceux qui lui était présentés. Le mettre en garde contre la possibilité d’avoir un cœur… N’était-ce cependant pas le désir de tous les Similis, qui de retrouver la faiblesse procurée par tant de sentiment ? Et même chez Zehel, ce froid désir existait… Du moins, qui sait pour combien de temps ?
Posant son sombre regard sur la jeune femme une fois qu’elle eut fini de parler, le sombre Séraphin laissa un léger silence s’installer. L’observant sans bruit, son regard c’était vidé de toute forme d’émotion ou ressentit, devenant le reflet même de ce qu’il était : rien. Une coquille vide, bien qu’emplit de Ténèbres à défaut de sentiments. Mais… Qu’en était-il d’elle ? Regard sanglant posé sur sa silhouette, enveloppée de son sombre manteau. Sortant des lèvres du Simili, se furent des paroles d’un froid absolu qui sortirent des lèvres du Simili.


- Vos paroles sonnent comme celle d’une enfant effrayée.

Les sombres pupilles du Simili glissèrent lentement, jusqu’à se poser sur le mur qui lui faisait face à l’autre bout de la pièce. N’était-ce pas le cas ? Ses paroles n’avaient qu’un seul sens aux yeux du Simili. La peur. La peur de la souffrance. Pourquoi avait-elle montée l’Organisation ? Le Simili avait imaginé que, comme lui, elle avait besoin d’un groupe pour atteindre ses buts, trop distant pour sa seule personne… Mais… Il en doutait à présent. N’était-ce pas simplement le caprice d’une enfant cherchant à s’entourer, sans pour autant oser ce mêlé à ceux qui étaient autour d’elle ? Le Simili soupira doucement. Une enfant perdue, dont les arguments justes étaient contrés par une conclusion qui la trahissait. Froid, impénétrable, le Simili entrouvrit de nouveau ses lèvres, son regard de sang restant figé devant lui.

- Avez-vous peur ? Un souvenir d’une souffrance vous prenant à la gorge, qui vous terrorise à l’idée de souffrir ? C’est pourtant dans cette crainte que nait plus tard la souffrance… L’espoir de se raccrocher à quelqu’un… Puis là chute…

Regard perdu dans le vague, dans ses pensées. N’était-ce pas vrai au final ? La crainte faisait naître le besoin de s’accrocher à quelque chose, un besoin qui provenait d’un passé d’humain. Puis, venait ensuite la douloureuse chute ensuite suivie de la souffrance… Au final, souffraient ceux qui voulaient éviter la souffrance.
- Pour ce qui est de moi… Je ne cherche ni fraternité, ni de personnes partageant toutes mes convictions. Je ne cherche qu’un groupe capable de me permettre d’atteindre des objectifs que, seul, un Simili ne peut atteindre. Mais… Un groupe distant ne peut être efficace que s’il est placé sous un objectif commun à tous. Et parfois, une personne capable de les remettre dans le droit chemin, s’ils venaient à l’oublier…

En effet… Si un groupe n’était pas rallié sous un objectif commun, alors ce groupe n’avait plus de valeur. S’ils n’avaient pas d’intérêt dans le groupe, alors ils n’obéiraient qu’avec plus de réticence à la personne représentant la possibilité d’accomplir cet objectif… Simili ou humain, certaines choses restaient identiques, et simple à comprendre. Laissant son regard croiser celui d’azur de la jeune femme à la peau pouvant presque rappeler de la porcelaine, il finit par reprendre la parole, d’une voix plus neutre que précédement.

- Bien que j’aie aussi mes propres idées, sachez qu’au fond, je ne suis qu’un Simili cherchant un but à servir… Cependant, commander d’une main de fer est bien souvent nécessaire à celui qui veut diriger un groupe. Faite attention à ne pas faire preuve de faiblesse devant les mauvais membres… Dans l’ancienne Organisation, beaucoup auraient déjà sauté sur une telle faiblesse, pour le peu que j’en connais à leur sujet.

Froid, se contentant de rappeler certains points important sans pourtant exprimer quelconque moquerie ou sensation, il semblait vraiment à un parfait glaçon… N’était-ce pas simplement ce qu’on appelait Simili ? Si, sans doute. Yeux de sang se posant sur la jeune femme, un léger sourire apparut aux coins de ses lèvres, alors qu’il prit encore une fois la parole.

- Mais évidement, loin de moi l’idée de vous guider votre conduite. Je ne doute absolument pas de vos capacités à diriger, sans quoi je vous aurais déjà faussé compagnie… Je m’assure simplement que celle que je suis prêt à servir n’oublie pas l’importance qu’elle a.
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Himawari
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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 4 Nov - 19:38

La peur, était-ce un sentiment qui me hantait, j’en doutais fort, j’aurais plutôt optée pour la solitude, sans avoir peur d’être seule puisque cela était devenu une habitude. Aussi après l’avoir écouté je ne pus que partir d’un grand rire, je tournais la tête pour plus de politesse, puis mes yeux revinrent sur le simili prétendant m’examiner comme s’il connaissait tout du néant me composant. Il était très froid, soit, chacun adopte l’attitude qui lui convient le mieux, la mienne étant certainement le mépris. De plus si j’étais une telle mauvaise meneuse que cela l’Organisation ne serait-elle pas déjà dissoute ? J’avouais ma nature capricieuse et enfantine. Mais si j’avais besoin d’une psychanalyse je l’aurais demandé. Ma voix pris instinctivement un ton railleur.


« Merci d’avoir étudié si finement la psychologie qui constitue l’être creux que je suis, ce fut un plaisir d’apprendre à connaître quelqu’un d’aussi effrayé que moi…
Je tiens cependant à vous avouez que je désire pas diriger cette Organisation à la manière d’autres, j’aime prendre des libertés et voir où elles mènent, il y a toujours quelque chose à tirer dans le comportement de quelqu’un, et plus particulièrement de ses erreurs. De ce fait, il est vrai qu’il est assez dangereux d’en commettre dans ce cas là, mais ne vous inquiétez pas, je ne ferais rien qui pourrait vous nuire. Venez ici avec votre but, puisqu’apparemment le notre est commun, en effet j’ai peu de considération pour l’espèce humaine, mais bien sur je ne cracherais pas sur l’expérience de faire partie de leur monde. Mais c’est encore mieux si ils nous offrent leur place, par… tous les moyens, dirais-je… »


Je ne finissais pas ma phrase, je détournais le regard, venant se poser sur les stèles. Non je ne comptais pas faire les mêmes erreurs que le passé nous avait transmis, peut être avais-je peur, mais cette dernière pouvait être une force, et je savais que j’étais loin d’être aussi facilement impressionnable que ce jeune homme semblait le penser. Pourtant quelque chose me dérangeait, dans sa manière d’être si détaché de tout, je savais bien qu’en ne possédant aucun sentiments cela était tout à fait naturel, mais cette attitude était poussé jusqu’à ses plus lointaines limites dans le cas présent. Peut être que ma carapace était un comportement capricieux et infantile mais la sienne était le stoïcisme, la froideur.
Je m’accroupissais devant une des porte et la touchais du bout des doigts, l’effleurant, de peur qu’elle ne se casse, comme si j’y avait mis ma propre vie, je tournais la tête vers Zehel et l’interrogeais.

« Et vous, de quoi avait vous si, peur si je puis le dire, même si cela est impossible, pour vous comporter aussi froidement, vous semblait être à l’aise mais votre personnage est comme une tâche sur du papier lisse, elle ne s’incruste pas…
Je ne cherche pas à vous connaître, mais seulement à protéger mon ego, il est vrai que les attaques directes ne m’ont jamais fait plaisir. »


Mon visage avait un air mutin et un sourire ironique se dessina sur mes lèvres, il est vrai que je n’étais qu’un enfant, j’aimais manipuler les autres et les jeter quand je n’en avais plus envie, il est vrai aussi que quand rien ne se passait comme je l’avais prévue je paniquais rapidement, et il était vrai aussi que j’étais bien petite par rapport à certains, mais que j’avais beaucoup de choses à revendre. Mon regarde se détacha de Zehel et revint sur l’objet de mon attention du moment, j’y pouvais lire à moitié effacé, le conspirateur ténébreux. Je connaissais les noms des anciens membres et leurs facultés comme leurs faiblesses sur le bout des doigts, j’avais tout appris pour me forger, pour devenir meilleur chef que Xemnas, il est vrai que je m’étais imposée une rivalité à sens unique entre lui et moi, ce n’était pas pour faire mieux que lui, il est vrai que les gens pensaient réellement que j’avais de la rancœur contre l’ancien meneur, ce n’était pas totalement faux, mais tellement éloignée de la réalite…

*Flash-Back*

Le vent me gelais, recroquevillée sur moi-même sous la pluie, pieds nues, en haillon, trop faible pour me situer là haut, mais trop forte pour rester en bas… Qu’étais-je ? Pourquoi existais-je ? Pourquoi est-ce que ma vie devait ressemblait à ça et pas à celle des autres ?… Je relevais la tête, au beau milieu d’Illusiopolis, tel un coquillage vide, un jouet que l’on met au rebut… J’avais été jeté par les miens avant d’en faire parti… Je replongeais les tête dans mes bras, et attendais, que le temps passe, que la mort vienne, que les choses changent, que ma vie démarre ? Je n’en avait aucune idée, je n’attendais rien, car c’est ce que j’étais…

*fin du Flash-Back*


Je souriais à cette pensée, Xemnas n’avait rien d’admirable, je voulais juste me prouver à moi-même que mon existence dans ce monde n’était pas fictif, peut être avait-elle un sens, ou pas.

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Zehel
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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Sam 7 Nov - 1:20

Progresser par échecs successifs ? Philosophie bien surprenante, mais… Pourquoi pas, songea le Simili. Après tout, tirer des échecs de la première Organisation était le meilleur moyen de ne pas commettre le même schéma. Oui, malgré de hauts risques parfois encourus, il est vrai que cette méthode était parfaitement plausible, et concluante… Tant que l’on ne stagnait pas dans ce principe éternellement. Vient après tout un jour où il faut savoir prendre des décisions pour donner une tournure au chemin déjà parcouru. Mais, cela confortait le Simili dans l’idée que l’Organisation n’était pas à un stade très avancé de ses plans. Chose qui lui était propice, sachant que son arrivé serait ainsi réellement utile aux êtres ayant décidés de reprendre le flambeau sous des manteaux et sombres capuches déjà bien connus.
Toujours était-il qu’elle semblait accorder au Simili une place à ses côtés, au nom de leur but commun… Cette explication lui suffit. Chose amusante, était qu’ils étaient – l’un comme l’autre, dit en passant – des contradictions dans leur simple façon de penser. Haïssant les humains, êtres faibles et stupides, ils étaient pourtant désireux d’un cœur… Bien que la volonté de les plonger dans le néant fût là chez le Simili, le désir d’avoir un cœur l’était aussi. Sans doute que certaines choses ne changeaient pas, qu’importe le Simili… Et ce désir était d’ailleurs la preuve même qu’ils étaient des coquilles vides, se rattachant à une vie déjà quittée… Sans doute était-ce pour cela qu’ils se raccrochaient à se désir. Au fond, les Similis, existences néantiques, simples parts de rien dans le tout… Cette existence était sans doute bien en dessous de celle des humains, qui avaient la chance d’être dans ce monde où le néant n’a place.
Regard de sang posé sur la silhouette se glissant face à une des ruines peuplant la pièce, les pupilles encadrées d’iris pourpre suivaient lentement, docilement le mouvement de la main de la jeune femme. Pseudo-sourire aux coins des lèvres, finement découpés pour presque être invisible, il ne s’agissait qu’un d’un comportement proche du reflexe, prit par habitude… Habitudes d’une vie d’humain ? Il n’en savait rien… Sans doute. Toujours était-il que la jeune femme semblait l’avoir cerné de manière plus que correcte. Oui, il n’était qu’un tache d’encre foncée sur une feuille blanche et lisse, incapable de s’incrusté, tout juste capable d’y glisser lentement. Belle métaphore dit en passant, railla intérieurement le Simili.


- Peur… En effet, quel mot mal choisi. Je pourrais vous répondre que je ne connais pas la peur, vous ne pourriez que me croire, n’est ce pas ? Même si je doute que vous le fassiez.

Levant lentement sa main devant son visage, il sourit doucement, observant son membre dénudé. Approchant doucement son pouce de sa paume, il se contenta d’enfoncer son ongle, laissant la peau craquer. Sans douleur vive ni hésitation, se mutiler était un vrai jeu d’enfant. Regard perdu sur la fumée noire qui s’échappait de la plaie – bien que la blessure risque de vite cicatriser – le Simili sourit doucement, avant de poser son regard sur la jeune femme, répondant d’un regard sombre et complètement inexpressif avant d’employer les mots.

- Que voyez-vous dans ce genre de plaie ? L’apparition du néant qui nous compose au grand jour, sans doute… Moi, je n’y vois que Ténèbres. Qui sait ? Peut-être suis-je rongé par la peur des Ténèbres, siffla-t-il, marquant une brève pause, Hahaha… Non, les Ténèbres ne font que m’attirer. Même humain, je n’avais peur des Ténèbres. Alors de quoi ?

Fermant doucement ses yeux, le Simili se contenta de les rouvrir pour fixer le plafond gris, avant d’hausser doucement les épaules.

- C’est là un mystère pour ma propre personne. Qui sait ? Peut-être suis-je ici pour le découvrir… Ou pas. Toujours est-il que, ne ressentant rien, je peux vous jurer allégeance sans jamais être attiré par autre chose par avarice ou cupidité… Comme je n’aurais aucun remord à vous trahir.

Le complexe d’un Simili. En effet, on pouvait lui proposer tout ce pour quoi un humain aurait tué sa propre famille, le Séraphin Déchu aurait pu rester de marbre et refuser… Pourtant, comme nombreux similis, il n’aurait suffit que d’un coup de tête pour qu’il quitte l’Organisation, et ceux sans le moindre remord.

- Vous qui tirez quelque chose du comportement d’autrui, échec ou réussite… Pourquoi ne pas commencer ici même à me montrer la pratique de cette méthode ? Allez-vous tirer une leçon de votre échec suite à une trahison froide et capable de réduire au néant dans lequel elle vit déjà votre Organisation… Ou ferez-vous une réussite en prenant à vos côtés un être qui vous aidera tout le long de votre propre histoire ? Qui sait… Nous aurons notre réponse dans quelques temps… D’ici là, vous pourrez essayer de conclure quelque chose de mon comportement, si cela vous amuse.

Posant un regard posé comme perçant sur la jeune femme, un fin sourire amusé s’était glissé aux coins des lèvres du Simili. Quel dommage… Il aurait apprécié avoir un cœur pour se délecter de cette discussion comme il se devait.

- Oh, et ne vous inquiétez pas. Je n’ai pas l’intention d’user d’attaque directe sur vous. Et si vous souhaitez réellement connaître mes failles comme faire avancer l’Organisation, il vous suffit de me garder assez prêt de ceux capable de voir ce qui est à remarquer jusqu’à ce que votre conscience soit tranquille avec ce problème. Et puis, qui aurait fait tout ce chemin pour vous trahir à la première occasion ?
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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Dim 15 Nov - 19:01

La peur, un mot vague, les ténèbres… Son attitude provocante et ironique était-elle sensée me faire le moindre effet ? A quoi cela rimait-il ? Etais-je la seule à avoir l’impression qu’il se tournait en ridicule avec son comportement, me trahir, il ne faisait encore partie de rien, je n’avais pas l’habitude qu’on me soit fidèle et la trahison était devenue pour moi une sorte de rituel, qui s’accumulait couche par couche pour former ma peau… Je soupirais, las de l’attitude prétentieuse et désinvolte de ce simili sorti de l’inconnu qui aurait mieux fait d’y restait, je le regardais, avec autant de considération que je regardais n’importe quelle chose ou être, c’est à dire aucune. En quoi une attitude hautaine faisait de lui quelqu’un de meilleur que tous les autres, même si je savais pertinemment que j’avais exactement la même attitude avec le reste du monde, pour une fois j’avais la possibilité d’inverser les rôles, mais je ne changerais rien de mon côté, car je n’en tirerais nul que de la faiblesse de la crédibilité en moins. A cette pensée un sourire s’affiche sur mes lèvres, après un moment de silence suite au monologue du simili concerné je me décidais à daigner tourner la tête dans sa direction, puis à lui accorder un regard un peu moins méprisant, chose que ne devit rien lui faire car en plus d’être dénué de cœur il était dénué de bon sens, de modestie et du silence.


«Me provoquer est-il sensé apporter quelque chose de plus à votre ridicule petit manège et à votre pathétique attitude l’accompagnant ? J’en doute peu, car voyez vous, considérant notre nature et me mettant à votre place afin d’être aussi stoïque que vous je pourrais clairement vous faire comprendre que cela ne me fais rien, ne m’occupe en rien, et que je n’en ai absolument rien à faire, ranger votre snobisme et votre air hautain et je rangerais le mien, j’aime me sentir d ‘égal à égal, surtout quand je parle à quelqu’un sensé être inférieur dans la hiérarchie n’est-ce pas ? Laissez moi je vous pris, même si cela vous fais bien rire et moi aussi, la douce et inexistante illusion de crainte que je pourrais inspirer, aussi comique soit-elle… »

Je me levais, jetais un dernier coup d’œil et la tombe puis la salua ironiquement dans une courbette des plus moqueuse, je marchais jusqu’à me retrouvais derrière Zehel j’étais bien plus petite que lui, je continuais mon chemin et arrivais jusqu’à la porte ouverte… J’étais sotte, rentrer dans son petit manège ne ferais qu’envenimer les choses, il allait sûrement répondre d’un belle phrase bien tournée que rien ne pourrait le faire taire de son arrogance et que le message caché de sa parole serait de me taire. Qu’y avait-il de plus comique dans la situation présente ? Se sentir supérieur de part sa nature ou offensée alors qu’il en est impossible ? Je secouais la tête en signe de négation, il était pour moi-même, mais bien visible de l’extérieur, de ne me considérais comme rien, rien qu’une gamine qui ne pouvait s’empêcher de tenir tête à l’autorité et à l’affront. Je me mis à rire faussement de mon attitude, j’étais tellement faible et ridicule, et il était tellement facile d’exploiter ceci. Après tout c’était bien ce qu’avait fait mon interlocuteur, personnellement il ne me tenait pas à cœur de m’intéresser à cette coquille vide et de déceler des faiblesse en quoi elle était constituée, non pas que j’ai sûrement mieux à faire mais copier les actes des autres était trop rabaissant, ou simplement par pure fainéantise… Je regardais mes mains, un tatouage inscrivant avec élégance le chiffre 1 s’étalait sur le dos de la droite, j’y passais mes ongles et du sang se mit à couler, j’avais le regarde amusé, sans l’être. Ce n’était en aucun cas une provocation ou une réponse, juste ce qui m’ennuyait, et ce qui y remédiait… Je regardais Zehel, sans rien dans les regard, sans aucune expression, comme une poupée cassée, comme le néant.

«Moi rien ne me soigne, ni les ténèbres, ni la lumière, ni le néant, et sûrement peu probable qu’un cœur le fasse, et non plus la vengeance et le sang, pourtant n’est-ce pas le moyen le plus tentant pour combler son vide et son manque ? Ca je n’en ai aucune idée, peut être que celle-ci est ridicule, pathétique et dénuée de sens, et c’est sûrement ainsi que vous aller la juger, malheureusement elle est t-elle qu’elle est c’est telle qu’elle que j’aimerais la conserver.. Que pensez-vous du 9 ? »

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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 18 Nov - 18:07

- Mon attitude devrait pourtant vous laisser de marbre.

Déjà las de son petit manège, comme l’avait qualifié la jeune femme, le Simili décida enfin de laisser tomber ces longs discours et ses railleries. Carapace pour masquer ce qu’il était réellement marchant à la perfection, toujours était-il qu’il avait à présent ce qu’il désirait, et qu’il avait assez creusé la discussion pour apprendre ce qu’il voulait… Aussi bien de manière générale, que sur les quelques grandes lignes du comportement de la jeune femme. Si elle ne c’était pas elle aussi livrée à un petit ‘jeu’, visant à approfondir la discussion par diverses remarques plus ou moins sarcastiques, ne collant pourtant guère avec un être dénudé de cœur et parfaitement glacial et vide… Non, il en avait assez pour enfin retourner à sa froide carapace de solitude et de Ténèbres.

- Mais si c’est ce que vous désirez…

Plus une seule émotion, pas la moindre once d’ironie qui aurait pu être présente à peine quelques secondes auparavant dans les mots soufflés par le Déchu. Pouvant enfin retrouver son rôle de Simili, être sans âme, il n’avait plus besoin de ce masque d’humain hautin… Alors si c’était ce qu’elle désirait, il ferait taire ces remarques hautaines et ce comportement qu’elle qualifiait de snob. Pourtant, elle avait raison sur un point, sur lequel il n’insisterait pourtant pas. La crainte ? En effet, elle ne lui en inspirait absolument pas. Chose peu surprenante après tout, puisqu’ils ne ressentaient rien, l’un comme l’autre…
Tournant légèrement la tête, l’odeur du sang vint doucement titiller les sens du Simili. Regard de sang posé sur la main où s’écoulait le doux et enivrant liquide de vie, le jeune homme n’éprouvait cependant plus la tendre et sombre attirance de jadis pour ce long sillon cuivré. Souvenirs hantant encore et toujours son esprit, il ne pouvait que se souvenir du noir plaisir offert par ce liquide rougeâtre s’écoulant du corps de la jeune femme qu’il ne regardait que d’un œil, les perles rouges allant s’écraser au sol, l’hémoglobine affluant doucement sur la surface de la douce main presque fantomatique, le sang teintant la peau blanche dans un sombre contraste, semblable au spectacle apaisant des traces de sang recouvrant une neige d’un blanc parfait, et d’une pureté totale…


- Tentant… ? Possible. Un manque… Au lieu de s’en délecter, seul chose qu’ils ressentent, les similis tentent de le noyer dans un cœur... Reste en effet à savoir si cela peu vraiment soulager nos maux.

Paupières se refermant doucement l’espace d’un instant, le Simili reposa son regard vide et lointain sur les structures funéraires qui emplissaient la salle. Ambiance peu attrayante au milieu des ruines pour un humain, laissant cependant une indifférence totale chez ceux dépourvu de cœur comme de ressentit… Levant lentement son regard, le Simili laissa de nouveau ses iris pourpre disparaître derrière le voile de ses paupières closes, ses lèvres s’entrouvrant sur quelques mots tout aussi vides que son propre être.

- Sang et vengeance… Attirants, peu difficile à obtenir… Vous avez sans doute raison, ce trouve là le moyen le plus tentant de combler un manque… Pourtant, ce sang qui s’écoule doucement peut-il vraiment nous apporter quoique se soit ?

Ouvrant un œil sur Himawari, le jeune homme tendit lentement son bras, effleurant de deux doigts la main de la main de ce simili avec qui il c’était prit à discuter dans un long discours interminable… Collectant un peu du sang de son interlocutrice sur ses doigts, il se contenta de ramener son bras à lui, approchant sa propre main de ses lèvres pour laisser sa langue courir sur ses deux doigts fins et souples, le goût du sang de la jeune femme emplissant son palais… Pourtant, le goût du sang n’offrait rien de plus que celui qu’aurait pu offrir de simples cendres.

- Nous sommes incapables de le dire sans avoir goûté sa froide morsure, avant d’avoir tenté de se délecter de chacune des facettes de ces quelques perles pourpres… Il en va de même pour le cœur. Nous ne connaitrons la vérité sur ce que nous pouvons réellement obtenir que lorsque nous l’aurons en notre possession.

Encore bien trop ouvert à son goût, on sentait pourtant le sombre Séraphin plus calme dans ses propos, et surtout beaucoup moins railleur et ironique. Regard glissant avec lenteur dans celui de la numéro un de l’Organisation, il décida finalement de monopoliser la conversation quelques instants supplémentaires, aussi bien pour compléter l’exposés de ses idées que pour fournir une réponse complète, et non partielle à celle qui lui avait déjà permit d’obtenir nombre d’informations, et surtout celle qui était sans nul doute la seule à pouvoir lui offrir une ascension en direction du groupe qu’elle dirigeait.

- Rien ne vous soigne… Pourtant, le néant dont je suis issu et les Ténèbres qui m’habitent ne m’offre pas non plus le moindre réconfort. Rien de ce qui nous est offert ne peu combler ce manque… Alors nous trouvons tous quelque chose capable de remplacer ce qui aurait pu nous soulager…

Tirant de sa poche une cigarette qu’il plaça entre ses lèvres, le Simili ne chercha cependant pas à l’allumer. Laissant le fin rouleau enveloppant le tabac là où il était, il se contenta de fermer ses yeux de sang, un sourire sonnant parfaitement faux accompagnant son soupire.

- Même moi.

Laissant ses pupilles se rouvrirent sur une des structure lui faisant face, le Simili se contenta de laisser son regard vide se perdre sans y prêter attention. Finissant tout de même par laisser ses iris rougies glisser lentement jusqu’à se poser sur la jeune femme, il termina enfin son discours, achevant par la même occasion de répondre à celle qu’il servirait désormais.

- Pourquoi me demander mon avis. Je ne suis qu’un pantin où se sont établies les Ténèbres, qui vous offre de le manipuler comme bon vous semble… Mon n’avis n’entre pas en jeu si vous acceptez de jouer des fil afin de me faire agir. Le 9 ou un autre, je n’y vois plus de différence. S’il vous convient, alors il en sera de même pour moi, lâcha-t-il sans le moindre ressentit, son regard vide d’âme figé en direction de la jeune femme.



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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 23 Déc - 21:43

C’était comme si ses mots glissaient sur moi tel le sang sur ma peau blafarde. Ils étaient lisses, parfaits, sans émotions, sans ton, sans rien. Aussi vides que son propriétaire, mais mal grès tout ils étaient là. Il abandonna son ai hautain pour prendre l’apparence de ce que nous étions réellement ; des coquilles vides cherchant à masquer le creux de leur être part des attitudes plus ou moins extravagantes ou remarquables. Je ne désirais rien, car je n’en avais pas les aptitudes, mais je laissais un sourire ironique se dessiner sur mes traits, pour donner un peu plus de réel à cette vulgaire scène jouée par deux simples pantins, pourtant conscients de ce qu’ils étaient.
Mon sang n’avait aucun goût, il était comme la vie, il était comme tout. Un cœur ? Oui le but c’est vrai, c’était notre but, notre espoir, il m’échappais.

« Pourtant quand bien même nous possèderions un cœur, celui-ci sera factice, et je suppose que le reste en sera de même, s’il ne peux l’être plus qu’il ne l’est déjà.
Aussi je suppose que derrière un cœur, ou une vengeance il ne se cache rien, pas même l’envie d’exister et de le prouver. J’en conclu donc que tout ce que nous pourrions imbécilement tenter, vengeance ou cœur, ne nous apportera rien, car au final nous somme incapable de désirer et nous ne souhaitons rien obtenir, ni émotions, ni reconnaissance de la part des véritables… »


J’avais beau réfléchir à ce que je recherchais, à ce qui me tenais debout, à ce que je désirais, mais bien sur ma réponse était évidente, elle s’inscrivait noir sur blanc, partout, dans mon sang… Rien. Nous n’étions voué à rien, et cela ne nous procurait aucuns effets, aucune peur, aucune angoisse, aucune faiblesse, mais aucune force non plus. Lassée, ou du moins ce qui aurait plus l’être, je jouais avec mes cheveux comme une enfant. Les grands discours ne refaisaient pas le monde, mais les écouter semblait raccourcir un peu ce temps si long qui passait si lentement pour moi. Rien ne pouvait écourter notre temps, passé sur ce monde, sans aucune issue, même pas une cigarette. Un rire s’échappa sourdement de ma gorge.

« Rien ne nous convient alors nous ne nous suffisons certainement pas à nous-même…
Soit la question ne vous pose aucunes réflexions il en sera ainsi, selon les règles de politesse il serait impétueux de ma part d’oublier de vous souhaiter la bienvenue dans l’Organisation mais après un si long approfondissement de notre condition et de nos être je n’en vois pas l’utilité, ou du moins cela n’aurait pas sa place, comme nous-même. »


Je levais les yeux vers mon interlocuteur et le questionnais du regard, puis rabaissais mes yeux, je n’étais pas faite pour une vie sociale, recluse dans ma tour blanche, entourée de mes cavaliers noirs j’étais faite pour attendre, pas pour me battre, mais le stéréotype était moralement écoeurant, et m’y plier aurait été honteux. Un peu sonnée par tant de philosophie je m’étirais lentement, agile. J’étouffais un baillement ; faux mais tellement humain.

« Par où voulez-vous commencer ? Puisque cela vous importe peu et qu’il en est de même pour ma personne je vous offre la liberté… de choisir. »

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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Mer 30 Déc - 18:55

- Tant de mots, pour dire que nous ne sommes rien... Ces pauvres similis encore bercés par l'idée d'obtenir un coeur arrivent souvent à oublier leur condition, s'imaginer qu'ils sont vivants... Se cacher de la vérité. Et pourtant... Cela ne leurs apportent rien de plus que nous. Hormit un objectif illusoire, qui leur permet d'oublier qu'ils continuent d'exister ainsi car ils ne peuvent rien faire d'autre... Une raison qu'ils savent fausse, mais en laquelle beaucoup continuent de croire... Qui sait. Peut-être que s'inventer une raison d'errer comme nous le faisons entre lumière et ténèbres permet de s'imaginer avancer plus facilement... Tant d'illusions, alors que nous devrions y avoir renoncé depuis longtemps.

Laissant ses paupières se clore sur ses derniers mots, le Simili porta sa main au niveau du rouleau de papier coincé entre ses lèvres, laissant une douce flamme noire embraser le tabac, offrant ainsi à la fumée le loisir d'envahir la gorge de Zehel, sans que celui-ci puisse se délecter de ce goût acre et amer. Rien... Ils n'étaient rien, et n'avançaient ainsi simplement car ils étaient incapable de faire autre chose. Des êtres tout aussi neutres qu'incomplets. Incapable de rejoindre ténèbres ou lumière quelque soient leurs affinités, ils étaient perdus dans le néant, rejeté du jour comme de la nuit... Enfermé dans un éternel crépuscule, dont le tendre éclat chaleureux n'offrait pas le moindre soulagement, laissant ces coquilles vides à leur solitude éternelle, ne leur offrant que la morne compagnie du mépris qui leur était adressé.
Attrapant sa cigarette entre deux doigts, le Simili sortit cette douce drogue incapable de conforter ses maux de ses lèvres, laissant s'échapper un doux filet de fumée grisée vers le plafond de cette pièce sans couleur.


- Je n'ai pas besoin de vous demander si cette odeur vous gêne, ni même si vous voulez profiter de cette fumée sans goût pour nous... Tout ceci vous laissera de marbre, ne vous offrant pas la moindre sensation réelle, tout juste les dernières illusions d'une vie déjà détruite.

N’ayant prit la peine d’ouvrir ses yeux, le Simili glissa de nouveau la cigarette entre ses lèvres, la fumée dévalant doucement sa gorge, faisant son travail en agissant directement sur les poumons du jeune homme, sans que ceci ne lui offre ni le moindre réconfort, ou encore moins une culpabilité quelconque de négliger son corps alors qu’il ne ressentait aucun besoin de ce tabac qui se consumait entre ses lèvres. Non… Pas de besoin, ni même d’envie. Toujours ces même choses, ceci dans un cercle sans fin… Qu’importe le lieu, le monde, où les personnes. Il n’éprouvait rien, ce qui expliquait cette facilité à montrer tant de facettes factices. Un seul mot qui résumait leur existence… Rien. Le néant, tel était leur demeure.

- Me souhaiter la bienvenue… Nous savons l’un comme l’autre que je ne suis pas un être qui à besoin de se genre de chose. Même de votre part, me souhaiter la bienvenue aurait du mal à me faire chaud au cœur, laissa-t-il doucement glisser entre ses lèvres, sans même un sourire ironique ou un rire sarcastique. Rien, une simple remarque froide, n’exprimant aucune émotion. Si cela ne vous ennui pas, je me contenterais de commencer en récupérant à mon tour ce qui m’est dut… Un de ses manteaux à notre image, serait sans doute un début correct.

Retirant son dos du mur sur lequel il se trouvait depuis un petit moment déjà, le Simili s’avança dans la pièce, plaçant une certaine distance entre celle à qui il obéissait à présent, sans que cela ne puisse être perçut d’une manière ou d’une autre par chacun de nos deux interlocuteurs. Ouvrant ses grands yeux de sang en chassant une mèche de cheveux de son visage, il se contenta de s’asseoir sur une des sépultures au fond de la pièce, son regard perdu dans ce ciel qu’on pouvait vaguement distingué au travers du passage menant à l’étage supérieur de cette haute citadelle.

- Vous devinez qu’une visite des lieux ne m’est pas vraiment utile… Découvrir l’endroit où je réside me laissera de marbre. Par où commencer… Il y a tant à faire. Prendre des mondes, manipuler tous ses porteurs dont la Keyblade est capable de nous servir… Se débarrasser des nuisances, Sans Cœurs ou être qui s’adonne à la lumière comme aux ténèbres pouvant nous nuire… Laisser évoluer cette situation, suivre l’évolution des choses… Tellement de chose… Je pourrais aussi bien partir de mon côté afin d’observer ce qui doit l’être, comme je pourrais vous accompagner. Un serviteur à rarement son mot à dire sur ce qu’il souhaite commencer à faire… Encore moins lorsqu’il ne peut rien souhaiter. C’est à vous d’exprimer l’œuvre pour laquelle vous voulez que je prête ma puissance, ai-je tord ?

Retirant sa cigarette de ses lèvres, le Simili laissa de nouveau un long nuage de fumée s’élever autour de lui, avant de poser son regard perçant, bien que vide sur la jeune femme. Allait-elle chercher à le tester ? Rester indifférente en lui offrant de disposer s’il le souhaitait ? Rester en sa compagnie pour divers motifs ? Des questions tous aussi stupide qu’imprévisible… A l’instar des humains, les similis, eux, ne répondaient pas forcement à un caractère prévisible, puisqu’ils étaient indifférents aux idées qui leur traversaient l’esprit. Qui sait… Qu’elle le congédie ou daigne lui offrir sa compagnie, Zehel n’en ressentirait lui non plus rien… C’était cela que signifiait être un Simili après tout…

- Retourner au Manoir Oblivion ou se rendre au château même de la pierre angulaire… Tout ceci m’est égal. Mais quitte à commencer quelque part… Que diriez-vous d’une simple visite dans un monde de votre choix ? Qui sait… Les rencontres intéressantes sont peut-être plus fréquentes qu’on ne le croit. Et puis, ici ou ailleurs, le lieu ne changera rien, pour nous, êtres dépourvus de cœur, même si nous ne faisons que continuer notre discussion… A moins que vous ne préfériez rester ici, au cœur de votre citadelle plutôt que de l’abandonner aux seuls murmures du vent, sans âme pour y régner en votre absence.

Elle l’avait dit elle-même, tout ceci leur était égale… Zehel correspondait parfaitement à cette règle. Ici ou ailleurs, quoiqu’il fasse… Ceci ne lui apporterait sans doute pas grand-chose, alors autant continuer à marcher là où cette personne à qui il c’était offert souhaitait aller.



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MessageSujet: Re: Destinée ? Qui sait. [Libre]   Sam 2 Jan - 23:42

Y croire, j'avais cessé d'y croire depuis longtemps, j'avais croisé beaucoup de similis y croyant encore, ils n'en étaient que plus pathétiques, ou plus humains, à choisir. Il est vrai que la force des mots était réputée pour avoir plus d'impact que celle des bras, mais le cas était le contraire pour nous car nous n'étions pas atteint, par conséquent une conversation était bien moins douloureuse qu'un combat. Pourtant au moins ils possédaient une motivation, une sorte d'espoir, de lumière et de croyance.

"Ils ont la fraicheur et l'innocence, ils sont beaucoup moins rongés que nous ne le somme, du moins je suppose, bien que leur attitude soit de nature exaspérante, du moins supposant l'être.
Vous n'avez pas besoin de la réponse, supposition exacte, c'est le première fois que je croise un simili noyant sa torpeur dans le tabac, ce n'est pas votre cas, car même le plaisir physique de chaque bouffée n'est que amas de cendre dans votre bouche. Seul l'organisme en pâtit, pourquoi donc ne récupérons-nous que les choses négatives et fort peu agréable de la faiblesse humaine ?"


Qu'est-ce qui pourrait n'être plus correct que ces manteaux ? Profonde ironie, se démarquant des autres par le vide, mais rentrant dans le moule d'une Organisation passée et détruite, du recopié, du recollé... Comme si cela faisait partie d'une grande mascarade, d'une fête créée uniquement pour tromper nos sens, alors je claquais des mes frêles doigts et l'information passa.
Une simple bête, créature, monstre, apparut dans un passage noir, apporta le long et épais tissu noir muni d'une capuche qui servirait de reconnaissance au simili, désintéressée et détachée, je lui tendais les yeux dans le vide.
De toutes manières les lieux n’avaient aucuns intérêts à êtres visité. La blancheur insipide dont ils étaient crées ne faisaient que plus ressortir le néant et la grande déficience des similis.
De toutes ses propositions, aucune ne m’inspirais plus que ça, j’étais comme réticente à tous les lieux qui défilaient à mes oreilles, à vrai dire, j’avais seulement l’envie de bouger à un endroit précis, impossible d’y aller, je me tournais vers Zehel.

« Il y a un endroit qui pourrait créer le rêve, pas pour nous, et il vous importera peu de le voir de vos yeux, et d’y vous rendre, malheureusement il ne nous ai pas possible de nous y rendre pour l’instant. Nous pourrions donc compenser, la Cité du Crépuscule fera très bien l’affaire. Je vous laisse, le privilège, si cela en ai un, de nous y conduire…»


[HRP : post de merde je sais mais bon fallait pas en faire des tartines parce qu’il ne faut pas continuer le dialogue avant de partir ! Je te laisse poster où tu veux à la Cité ! ]

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Destinée ? Qui sait. [Libre]

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